Chaque semaine, des échanges linguistiques en petit groupe, en personne, avec des natifs à chaque table.
Furamori est né d'un problème que j'ai rencontré moi-même.
Après un voyage au Japon, je pensais qu'une fois sur place, pratiquer le japonais avec des natifs serait facile. En réalité, ça ne l'était pas du tout. Il y avait évidemment énormément de Japonais autour de moi, mais trouver des personnes avec qui pratiquer régulièrement, dans un contexte où tout le monde avait réellement envie d'échanger, était étonnamment compliqué.
Et en rentrant en France, j'ai retrouvé exactement le même problème.
Il existe des applications comme HelloTalk ou Tandem pour trouver des partenaires linguistiques. Mais il faut parfois passer énormément de temps à chercher la bonne personne, discuter, attendre une réponse, puis finalement réaliser que l'autre personne n'est pas vraiment là pour apprendre une langue.
Il existe aussi des meetups et des événements internationaux. Mais là encore, il manque parfois quelque chose : une structure. On arrive, on ne connaît personne, on essaie de rejoindre une conversation déjà commencée… et ce n'est pas toujours évident.
C'est là que j'ai trouvé la situation assez étrange.
Dans pratiquement toutes les villes, il y a des étudiants en échange, des expatriés, des voyageurs et des personnes qui apprennent une langue. Il y a des Français qui veulent pratiquer le japonais, des Japonais qui veulent pratiquer le français, des Espagnols qui veulent apprendre l'anglais…
Elles ont toutes une raison de se rencontrer.
Mais elles restent souvent chacune de leur côté.
Et parfois, le problème est encore plus évident.
Dans beaucoup de meetups internationaux, la langue commune devient naturellement l'anglais. C'est logique : c'est la langue que beaucoup de participants ont en commun.
Mais cela signifie aussi que si tu veux pratiquer une langue plus spécifique, trouver les bonnes personnes devient beaucoup plus difficile.
Au Japon, par exemple, il y a des personnes qui apprennent le français, qui aiment la culture française et qui rêvent simplement d'avoir l'occasion de parler avec un Français. Pour ces personnes, rencontrer un Français n'est pas juste « rencontrer un étranger ».
Tu es précisément la personne qu'elles avaient envie de rencontrer.
Et c'est vrai dans les deux sens.
Même pour des langues moins répandues, il existe des personnes quelque part qui veulent les apprendre, découvrir leur culture ou simplement échanger avec quelqu'un qui les parle.
C'est ce que Furamori cherche à créer : des rencontres où la langue que tu parles n'est pas un obstacle, mais justement la raison pour laquelle quelqu'un veut te rencontrer.
Et je pense que le problème dépasse même l'apprentissage des langues.
On passe énormément de temps derrière des écrans pour rencontrer des gens, alors que les personnes avec qui nous pourrions réellement créer des liens vivent parfois à quelques kilomètres de chez nous.
Le plus difficile est souvent de franchir la première barrière : aller à un événement, arriver seul dans un endroit où l'on ne connaît personne et commencer à parler.
Une fois cette barrière passée, les choses deviennent beaucoup plus simples.
Nous avons demandé à nos participants ce qui avait failli les empêcher de venir. Les réponses ont été nettes :
Ces deux peurs reviennent systématiquement, et elles sont presque toujours infondées. La grande majorité des participants viennent seuls, comme toi. Et le niveau compte beaucoup moins que la curiosité.
Furamori organise chaque semaine des rencontres en petit groupe, en personne, dans des cafés, avec des natifs à chaque table. Certaines sessions réunissent deux langues, d'autres sont multiculturelles et rassemblent des personnes de plusieurs pays autour de la même table. Le point commun : on se rencontre à partir des langues qu'on parle.
C'est exactement ce que Furamori essaie de faire.
Pas remplacer les rencontres par une application, mais utiliser une application pour rendre la rencontre elle-même plus facile.
Vous n'avez pas besoin de passer des semaines à chercher un partenaire, ni d'arriver seul à un meetup sans savoir à qui parler.
Furamori vous met simplement autour d'une table avec quelques personnes qui veulent la même chose que vous : pratiquer une langue, rencontrer des gens et passer un bon moment.
Lancé en 2026, Furamori a déjà réuni plus de 200 participants.
Aujourd'hui, Furamori commence à Paris avec le français et le japonais.
Mais l'idée va bien au-delà de ces deux langues ou de cette seule ville.
À terme, j'aimerais que Furamori puisse fonctionner dans de nombreuses villes et pour énormément de langues différentes.
Parce que partout dans le monde, il y a des étudiants en échange, des expatriés, des voyageurs et des locaux qui veulent apprendre une langue ou découvrir une autre culture.
Furamori existe pour les faire se rencontrer.